Les forêts de Vernand

Société de Développement de Vernand
on 24 septembre 2012

Les forêts de Vernand
L’enclave de Vernand se décline au pluriel. Il y a en effet Vernand-Dessus et Dessous, deux massifs forestiers distincts, mais pas très différents. Ici, on entre dans le domaine des feuillus, à quelques notables exceptions.

L’enclave de Vernand se décline au pluriel. Il y a en effet Vernand-Dessus et Dessous, deux massifs forestiers distincts, mais pas très différents. Ici, on entre dans le domaine des feuillus, à quelques notables exceptions.

Les bois du Jorat ne sont qu’à un jet de pierre, mais on jurerait presque être dans un autre pays lorsque l’on pénètre dans les forêts de Vernand. Là où les sapins et les épicéas régnaient en maîtres, ici, ils sont relégués à la portion congrue. Il faut dire que la petite différence d’altitude a son effet. Les quelques dixièmes de degrés gagnés influencent nettement la composition de la forêt et favorisent la suprématie des feuillus. Vernand accueille notamment d’imposants chênes, dont le plus vieil arbre des forêts lausannoises, un vénérable vieillard d’au moins 400 ans.

Un petit air cosmopolite
Mais si les essences indigènes trouvent leur bonheur dans ces deux massifs forestiers, elles ne sont de loin pas les seules. Vernand-Dessous fut en effet un important laboratoire de recherche en matière d’arbres exotiques. De sorte que l’on trouve actuellement sur ces quelques hectares les 23 espèces exotiques encore présentes dans les forêts lausannoises. Ne soyez donc pas surpris d’y croiser des cyprès de Sarawa, originaires du Japon, des marronniers, importés d’Inde, des chênes rouges, venus de la côte Est du continent nord-américain.

Une richesse sous pression
La forte présence de feuillus, notamment à Vernand-Dessous, assure à la forêt un meilleur éclairage. Et qui dit plus de lumière, dit aussi plus de vie dans le sous-bois. Ce massif est donc une niche écologique importante, mais menacée. Car il est aussi un lieu de détente privilégié des habitants de la région. Il est donc essentiel de respecter les chemins balisés. Le piétinement répété des jeunes pousses les empêche en effet de se développer et c’est tout le renouvellement de la forêt qui peut être compromis. Des recommandations qui seront d’autant plus importantes dans les années à venir. La zone de Vernand figure en effet en bonne place dans le Programme d’Agglomération Lausanne-Morges et elle devrait à terme accueillir plusieurs milliers de nouveaux habitants.

Le chêne de Vernand-Dessous
C’est un vieillard vénérable. Ce chêne rouvre (querqus robur) est sans doute le doyen des forêts lausannoises avec un âge estimé à plus de 400 ans. Le temps a d’ailleurs eu raison de lui. Alors qu’il présentait une double cime, il ne lui reste plus de nos jours qu’une branche maîtresse et il a perdu de nombreuses branches sommitales. Ses mensurations restent toutefois respectables: il mesure encore 36 mètres de haut pour une circonférence de plus de cinq mètres et demi.

COMMENT ALLER VOIR CET ARBRE?
LEB, arrêt Vernand-Camarès